• Traité TiSA : à qui profiterait la libéralisation des services ?

    Le Tafta n’est pas le seul accord de libre échange en cours de négociations. Depuis 2013, une cinquantaine de pays, dont ceux de l’Union européenne et les Etats-Unis, discutent –discrètement- autour d’une libéralisation des services.

    Séance au Parlement européen le 3 février 2016Séance au Parlement européen le 3 février 2016 Crédits : Vincent Kessler - Reuters

    Cela vous aura surement échappé : les Nations Unies organisent demain la Journée mondiale pour la fonction publique. Un véritable cri du cœur à en juger par le communiqué de presse de l’ONU, qui entend célébrer ‘’la valeur et la vertu du service public pour la communauté’’. La Fédération syndicale internationale des services publics y voit un message positif, à un moment où ces derniers ‘’se trouvent menacés aux quatre coins du monde’’. Une menace qui porte aujourd’hui un nom : TiSA.

    TiSA pour Trade in Services Agreement : un projet d’Accord international sur le Commerce des Services. Les négociations occupent aujourd’hui une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis et l’Union européenne. Elles ont commencé en mars 2013 et peut-être n’en aurait-on encore jamais entendu parler si Wikileaks n’avait pas publié des documents sur ces négociations, déjà bien avancées puisque le 18e round vient d’avoir lieu.

    Que sait-on de ce projet d’accord de libre échange, qui fait furieusement penser au TAFTA, sans lui ressembler tout à fait, ni dans sa nature, ni dans son ampleur ? On connaît au moins l’objectif : une libéralisation des services, y compris publics dans certains cas, pour permettre à des opérateurs d’un pays d’aller s’implanter ailleurs. Le marché potentiel est énorme : les services représentent en moyenne les ¾ de la richesse produite par les pays développés, mais leur part dans les exportations reste maigre, comparé au commerce des marchandises.

    « Traité TiSA : à qui profiterait la libéralisation des services ? »

     

    Frédéric Farah, Hervé Guyader, Vincent Champain et Amélie Canonne Frédéric Farah, Hervé Guyader, Vincent Champain et Amélie Canonne Crédits : JCF - Radio France

    Liens

    Intervenants

    • Amélie Canonne : Présidente de l'Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs (AITEC)
    • Hervé Guyader : avocat au Barreau de Paris, Président du Comité Français pour le Droit du Commerce International
    • Frédéric Farah : Professeur de sciences économiques et sociales et chargé de cours à l'université Paris 3
    • Vincent Champain : économiste et coprésident de l'Observatoire du Long Terme

    Bibliographie

    TAFTA : l'accord du plus fort

    TAFTA : l'accord du plus fort Max Milo, 2014 Thomas Porcher et Frédéric Farah


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