• Source: 20minutes
    Créé le 06/09/2013 à 21h59 -- Mis à jour le 06/09/2013 à 22h35

    NSA: Comment échapper à Big Brother?
    (faut-il vraiment être parano)

     Des racks de serveurs d'un «data center»

    Des racks de serveurs d'un «data center» S.LINDHOLM/AP/SIPA

    TECH - Si l'agence américaine semble avoir la capacité de déchiffrer la plupart des échanges cryptés, il est possible de lui compliquer la vie...

    De notre correspondant en Californie

    Chaque semaine amène son lot de révélations sur les capacités de surveillance de la NSA. La réaction du grand public est inlassablement la même, mi-cynique, mi-blasé: «On s'en doutait». La dernière en date: l'agence américaine serait capable de déchiffrer une grande partie du trafic Internet crypté, grâce à des standards qu'elle a affaiblis et des portes dérobées qu'elle force les équipementiers à installer.

    Ce dont est capable la NSA

    L'agence n'est pas plus forte que les mathématiques. Elle n'a pas, estime l'expert en cryptographie Bruce Schneier, trouvé de passe-partout universel. L'ordinateur quantique n'a pas encore, selon la plupart des chercheurs, suffisamment progressé pour cracker toutes les méthodes de cryptographie actuelles.

    En revanche, la NSA a fait du lobbying pour affaiblir, parfois directement, certains standards de chiffrement, installé de nombreuses portes dérobées, souvent avec la complicité des équipementiers, et même forcé les acteurs Web à lui fournir un accès à leur trafic avant qu'il soit encrypté. Analogie de l'activiste Keith Ng: l'agence n'a pas la capacité d'ouvrir toutes les portes; mais elle oblige les propriétaires à lui donner la clé, à installer des serrures pas très solides ou à laisser la fenêtre ouverte.

    Comment échapper à sa surveillance

    C'est compliqué, contraignant, et pas efficace à 100%. «Si la NSA veut accéder à votre ordinateur, elle y arrivera», prévient Bruce Schneier. Le problème, c'est que de nombreux moyens pour sécuriser sa connexion semblent compromis (VPN, logiciel de cryptage commerciaux, etc.). Les conseils de l'expert, publiés dans une tribune sur le site du Guardian:

    • Anonymiser son réseau en utilisant le client TOR. Le FBI a, certes, réussi à exploiter un bug, mais une mise à jour a bouché la faille et c'est toujours mieux que rien.
    • Crypter ses communications avec les protocoles TLS et IPsec.
    • Se méfier des logiciels propriétaires, qui disposent sans doute de failles installées par la NSA. Schneier conseille GPG, Silent Circle, Tails, OTR, TrueCrypt et BleachBit et de vérifier les clés publiques utilisées.
    • Avoir un PC qui n'a jamais été connecté à Internet. L'utiliser pour crypter un fichier sensible, puis le transférer par clé USB vers une machine reliée au Web.

    Faut-il être parano?

    «Je suis parano. Mais le suis-je suffisamment?», se demande toujours le paranoïaque. «Ça ne dérange que ceux qui ont des choses à se reprocher (terroristes, pédophiles et j'en passe) alors de quoi nous plaignons-nous?», réagit un lecteur de 20 Minutes. Sauf que le droit à la vie privée est inscrit dans la déclaration universelle des droits de l'Homme des Nations Unies de 1970. La plupart des pays le garantissent à différents niveaux: code civil en France (art. 9), Bill of Rights aux Etats-Unis. Si des exceptions sont prévues sur ordre d'un juge, les analystes de la NSA ont le pouvoir de passer outre, selon les documents fournis par Edward Snowden.

    Du côté des objectifs, il ne s'agit pas que de lutter contre le terrorisme. L'internaute français qui télécharge illégalement la dernière saison de Game of Thrones sur BitTorrent n'a sans doute pas trop à craindre de la NSA. Mais l'agence a mis sur écoute des délégations de nations amies à l'ONU. Des informations recueillies par le programme Prism semblent avoir servi à monter un dossier contre Kim Dotcom pour fermer MegaUpload, sans même un procès. Washington aurait aidé les autorités néo-zélandaises à espionner un journaliste déployé en Afghanistan. Et plusieurs analystes ont également utilisé leurs outils pour surveiller leur conjoint ou leurs amants.

    Schneier estime que le gouvernement américain «a trahi Internet» et «compromis son intégrité» en transformant le réseau «en une vaste plateforme d'espionnage» sans aucun garde-fou. Il y a un risque, estime-t-il, que les portes dérobées et les standards affaiblis puissent être utilisés par des hackers mal intentionnés. L'expert réclame un grand coup de balai et appelle tous les ingénieurs à réparer Internet pour revenir à une démocratie plus saine. La question du poète romain Juvénal a presque 2.000 ans mais elle est plus que jamais d'actualité: qui surveille les surveillants?


    RAPPEL

    La CNIL impuissant face à la volonté de l'industrie techno-scientifique:

     "Ne pas confondre l'intimité et l'innocence"


    Youtube: Publiée le 25 juin 2013


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  • Source: 20minutes
    créé le 05/09/2013 à 15h12 -- Mis à jour le 05/09/2013 à 15h18

    La dernière mission des salariés français de Waterman avant d'être licenciés: former leurs successeurs polonais

    Le site Waterman de Nantes

    Le site Waterman de Nantes FRANK PERRY / AFP

    SOCIAL – Ils se disent «choqués»...

    Des salariés de l'usine nantaise du groupe américain Newell Rubbermaid (stylos Waterman, Reynolds, Parker etc.) se disaient «choqués» jeudi par une mesure qui obligera plusieurs d'entre eux, comme plusieurs de leurs collègues de Valence (Drôme), à former leurs successeurs polonais, avant d'être licenciés.

    «C'est choquant pour tout le monde. Licencier des gens et demander de former les salariés étrangers, c'est vraiment n'avoir aucun scrupule», a déclaré à la sortie de l'usine Jacqueline Morisson, déléguée syndicale centrale CGT. Derrière elle, les salariés étaient en débrayage jeudi devant leur usine de Saint-Herblain, au nord de l'agglomération nantaise, pour de meilleures conditions de départ pour le plan de «sauvegarde de l'emploi».

    Une centaine de personnes du groupe en France sont touchées dont 72 des 487 salariés du site nantais. Les personnes qui devront former leurs successeurs polonais avant d'être licenciées sont près d'une dizaine à Valence et treize à Saint-Herblain, au sein du service clients, a précisé Morisson.

    Il y a deux ans, c'était l'inverse

    «Il y a deux ans, quand le groupe a fermé l'usine Parker à New Heaven (Royaume Uni), ce sont des Français qui sont allés là-bas pour être formés et revenir avec les machines, et l'usine est fermée là-bas», a néanmoins rappelé sur place Thierry Cormerais, délégué central CFDT. «C'est pas une logique française mais c'est un groupe américain et eux, ils fonctionnent comme ça».

    Plusieurs salariés du service clients concernés par cette mesure de formation de leurs successeurs n'ont pas souhaité répondre à la presse, angoissés par les difficultés à venir pour retrouver un emploi et ne souhaitant pas les aggraver en apparaissant dans les médias.

    «Pour avoir vécu l'inverse aussi, être formé par des gens qui perdaient leur travail (...), on peut difficilement se refuser à former ces gens», a pour sa part déclaré Nathalie Piat, déléguée CFDT et membre du service clients qui devra former ses successeurs. Et, selon elle, cette mesure «va permettre de garder l'unité de production à Saint-Herblain».

    La formation se ferait sur une base volontaire, assortie d'une prime de 1.000 euros

    Sur les autres points du plan de sauvegarde de l'emploi, congé de reclassement, indemnité, les délégués syndicaux se montraient relativement satisfaits à l'issue des négociations jeudi.

    Le directeur des ressources humaines de Newell Rubbermaid pour la France Pierre Leclerc a souligné lors d'un point de presse sur place que les Polonais concernés «sont des salariés du groupe» qui a en Pologne son plus gros centre de service clients. «Je peux comprendre l'émotion humaine», a-t-il ajouté, soulignant que la formation se ferait sur une base volontaire, assortie d'une prime de 1.000 euros. Newell Rubbermaid est spécialisé dans le matériel de bureaux et d'écriture, mais aussi de matériel de puériculture comme Graco.


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  • Youtube: Publiée le 2 sept. 2013


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  • Fin de l'aide à l'apprentissage: colère du patronat des travaux publicsTout est fait pour pour aller droit dans le mur.... :-(


    Source: 20 minutes - Créé le 30/08/2013 à 13h10 -- Mis à jour le 30/08/2013 à 13h12

    Paris - La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) estime vendredi que la suppression de l'indemnité versée aux employeurs d'apprentis est un «nouvel obstacle au développement des modes de formation en alternance» et affectera environ 4.000 entreprises du secteur.

    «Le gouvernement ajoute un nouvel obstacle au développement des modes de formation en alternance» avec l'annonce le mois dernier de la suppression de l'indemnité compensatrice forfaitaire (ICF) pour les entreprises de 10 salariés et plus qui embauchent un apprenti, selon un communiqué de la FNTP.

    Cette mesure est «un mauvais coup porté aux entreprises s'engageant en faveur de l'apprentissage», et «va à l'encontre de l'objectif qu'il (le gouvernement) s'est lui-même fixé: atteindre l'effectif de 500.000 apprentis en France en 2017, contre 435.000 aujourd'hui», ajoute la fédération.

    La FNTP rappelle que, depuis 10 ans, la profession réalise un effort considérable pour développer les modes de formation en alternance, par la création d'un réseau de centres de formation d'apprentis, et par la formation et la valorisation des tuteurs.

    «On a doublé le nombre d'apprentis en sept ans, de 3.000 en 2007 à plus de 6.000 aujourd'hui», a indiqué à l'AFP Jean-Christophe Goux-Reverchon, porte-parole de la fédération, qui craint «que ce développement soit freiné par cette mesure».

    Cette suppression de l'aide «va toucher la moitié des 8.000 entreprises du secteur», a-t-il précisé.

    «Cette décision apparaît donc en totale contradiction avec le discours du gouvernement en faveur du développement de l'alternance et de la mobilisation pour l'emploi des jeunes», poursuit la fédération dans son communiqué.

    La disparition annoncée en juillet de l'indemnité compensatrice, un forfait de minimum 1.000 euros par an, financée par l'Etat et versée par les régions, a suscité un tel tollé dans les entreprises et les régions que le gouvernement avait reculé en annonçant un nouveau dispositif qui sera créé pour les TPE de moins de 10 salariés.

    Les très petites entreprises (TPE), 66% des bénéficiaires de l'indemnité supprimée, seront donc épargnées. Soit la majorité des employeurs d'apprentis en France.


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  • Le 22 août 1962, un attentat contre De Gaulle a lieu au Petit Clamart ;
    lattentat est lœuvre de lOAS (organisation de larmée secrète), un groupe terroriste dextrême droite qui rassemble des militaires et des civils qui veulent lAlgérie Française.

    Youtube: Mise en ligne le  6 juin 2009


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